Hier je suis allé voir le dernier film québécois à faire son apparition sur les écrans, Bluff, qui comporte une panoplie de comédiens dont 3 (encore…un moment donné séparez-les) du film Québec-Montréal. La bande annonce à la télé ne me laissait ni chaud ni froid, mais comme le cinéma québécois s’est beaucoup amélioré au cours des dernières années, je me suis dit que je devais tout de même voir ce film.
L’histoire débute alors qu’un vieux bloc appartement sur le point d’être démoli, attendra un peu avant sa dernière heure puisque le responsable de la « boule de destruction » découvre quelque chose dans une trappe de plancher dans une cuisine des appartements. Le propriétaire de la bâtisse qui se pointe sur les lieux, voit l’objet en question (invisible pour le spectacteur du film, c’est ça le punch) et repasse en revue les anciens locataires de cet appartement pour tenter de découvrir qui aurait bien pu mettre ça là. À part de savoir qu’on a affaire à quelque chose (ou quelqu’un) qui semble avoir des trous de balles, on a de la difficulté à savoir ce qui peut bien se cacher dans ce trou.
Puis les flashbacks commencent. Il y a eu 5 anciens locataires, tous identifiés par les années qu’ils ont habité l’appartement et tous différents les uns des autres: Un étudiant surdiplômé et déprimé, un couple incapable de se faire un enfant, un col bleu retraité qui se croit champion de boxe, un jeune couple qui se fait offrir une somme d’argent en échange d’une toile et finalement, un cambrioleur sur le bord de la retraite. Tout au long du film, les scènes se passent d’un locataire à un autre en revenant de temps à autre au propriétaire du bloc en compagnie du démolisseur pour nous mettre en contexte.
Le principe des flashbacks est bon, mais on pense toujours à ce qui peut bien se trouver dans la maudite trappe sans savoir quel est le lien avec les locataires. On a beau chercher, mais on trouve pas. Bref, c’est tannant à la longue parce qu’on a l’impression que les flashbacks on pas rapport mais on fini par se rendre compte du contraire quand le punch surviens après 1h20 « d’intrigues ». Les scènes de flashbacks se passent toutes sur une seule journée pour chaque ancien locataire, sur des périodes différentes et tentent de nous faire croire que l’un d’entre eux sera le responsable de ce qui se trouve dans la trappe de la cuisine…et c’est ça le punch.
Bref, 5-6 histoires mélangées les unes aux autres, étirées sur une heure et demie pour finalement aboutir sur un punch légèrement décevant et peut-être même prévisible…même si j’ai pas été capable de deviner avant la fin ce qui se cachait dans la trappe. Si vous voyez le film et que vous vous rendez à la fin, vous allez faire « onnnnnnnnnnnnnnnn » quand vous allez découvrir le punch, mais sans plus et vous allez peut-être rester sur votre appétit. Le rythme du film peut être lent à certains moments, alors attention pour ne pas vous endormir en plein milieu.
En conclusion, ce n’est pas le meilleur film québécois qu’il m’a été donné de voir dernièrement, Les 3 p’tits cochons est de loin supérieur à Bluff. N’importe quel film qui me fait tirer des larmes mérite une palme spéciale et Bluff a eu toutes les misères du monde à me faire rire, à part à quelques reprises. Maurice Richard demeure encore et toujours mon film québécois préféré et j’ai hâte de voir s’il y en a un qui réussira à passer par-dessus un jour.
Les membres de cinoche.com ont donné une moyenne de 7.8 sur 10. Les critiques de cinoche.com ont donné 3.5 sur 5 et Mediafilm a donné une cote de 4 (bon). Pour ma part, je donne un 6 sur 10, simplement parce que c’est un film qui peut aider à passer une soirée en ayant le cerveau à off, mais qui selon moi ne connaîtra pas un trop grand succès. Attendez sa sortie en DVD, vous serez moins déçu que moi d’avoir dépensé 20$ pour un après-midi de cinéma.
Bulletins (RSS)